
Primé à Gérardmer pour Beast, le Danois Christoffer Boe a répondu à nos questions. Pour lire notre interview, cliquez ici !
mercredi 11 avril 2012
Entretien avec Christoffer Boe
dimanche 12 février 2012
Entretien avec Carles Torrens
dimanche 29 janvier 2012
Le Palmarès!

Grand Prix
Babycall
Prix du jury
Beast & La Maison des ombres
Prix du public
Eva
Prix de la critique
Babycall
Prix du jury jeune
La Maison des ombres
Le Palmarès de la rédaction!

Nicolas Bardot
Grand Prix: Beast
Prix du jury: The Moth Diaries
Meilleur film hors compétition: Twixt & The Woman, ex-aequo
Prix du pire film: Mother's Day
Christophe Chenallet
Grand Prix: Eva
Prix du jury: La Maison des ombres
Meilleur film hors compétition: The Woman
Prix du pire film: Norwegian Ninja
Gregory Coutaut
Grand Prix: Hell
Prix du jury: The Moth Diaries
Meilleur film hors compétition: The Woman & Beyond the Black Rainbow, ex-aequo
Prix du pire film: Norwegian Ninja
Anne Mourand-Sarrazin
Grand Prix: La Maison des ombres
Prix du jury: Beast
Meilleur film hors compétition: Perfect Sense
Prix du pire film: Mother's Day
Olivier Sarrazin
Grand Prix: La Maison des ombres
Prix du jury: Hell
Meilleur film hors compétition: Perfect Sense & Beyond the Black Rainbow, ex aequo
Prix du pire film: Mother's Day
Notre avis pendant qu'on se décide à partir
BEYOND THE BLACK RAINBOW /// 3.8
Nicolas Bardot 5
Christophe Chenallet 2
Gregory Coutaut 5
Anne Mourand-Sarrazin 2
Olivier Sarrazin 5
LE PETIT POUCET /// 3.5
Nicolas Bardot 4
Gregory Coutaut 3
BABYCALL /// 3.2
Nicolas Bardot 4
Christophe Chenallet 2
Gregory Coutaut 4
Anne Mourand-Sarrazin 3
Olivier Sarrazin 3
EVA /// 3
Nicolas Bardot 3
Christophe Chenallet 3
INVASION OF ALIEN BIKINI /// 2.8
Nicolas Bardot 4
Christophe Chenallet 2
Gregory Coutaut 4
Anne Mourand-Sarrazin 2
Olivier Sarrazin 2
MOTHER'S DAY /// 1.8
Nicolas Bardot 0
Christophe Chenallet 4
Gregory Coutaut 3
Anne Mourand-Sarrazin 1
Olivier Sarrazin 1
Babycall
Révélé au Festival de Cannes 1997 en remportant le Grand Prix à la Semaine de la Critique pour Junk Mail, son premier long métrage, le Norvégien Pål Sletaune signe avec Babycall, non pas un hommage à la permanentée Alisha, mais un film de maman en panique, sous-genre de fantastique psychologique fait de paranoïa et de perte de contact avec la réalité. Sletaune installe d'abord minutieusement son atmosphère de drame réaliste, tendance morne et terne: une mère et son fils dans l'appart le plus triste de la Terre, situé dans un immeuble aussi glauque qu'une prison à l'abandon, entouré de parkings et de supermarchés - riante Norvège. Ce décor est un lieu propice à l'irruption intrigante du fantastique, ici par le biais d'un babyphone (ou épie-poupon), captant des cris d'enfant venus d'on ne sait où.
L'héroïne voit-elle ce qu'elle voit? Ce qu'elle entend est-il réel? Est-ce qu'au fond, maman a tort? Les questions alors posées par Babycall sont classiques mais la mise en scène de Sletaune est solide, et son écriture rigoureuse, le tout aidé par la performance habitée de Noomi Rapace (elle-même rehaussée par sa performance capillaire). Babycall parvient à nouer de façon poignante le poids du fait divers à son expression fantastique, même si l'épilogue aurait largement pu se passer de moments explicatifs et laisser planer un triste mystère dans lequel le film se montre assez à l'aise.
4/6
Invasion of Alien Bikini
Le film Invasion of Alien Bikini propose à peu près l’inverse de ce que promet son titre. Et quelque part tant mieux. L’invasion en question n’est l’œuvre que d’un seul alien, à l’apparence somme toute discrète, et le bikini en question est en réalité plutôt un sage ensemble Playtex. Ceux qui s’attendent à un électrochoc dans la lignée des japonaiseries trash de Sushi Typhoon doivent revoir leurs attentes : Invasion… n’est ni aussi gore, aussi cul ou aussi hystérique que cette fausse référence en trompe-l’œil (ni aussi rythmé hélas, c’est indéniable). Et pourtant réduire cette surprise à une déception serait paresseux (et on ne juge pas un film sur ce qu’il n’est pas, na.), car le film ne manque pas de singularité. Tout coloré et pop qu’il paraisse, Invasion… joue en fait la carte du minimalisme, rendant son comique dingo encore plus absurde.
Il fallait par exemple tout de même être gonflé pour imposer dès le début (une fois passé une intro pour le coup plutôt attendue) une scène assez dingue où les protagonistes jouent une partie de Jenga en temps réel. A l’image de cette pause dans le récit sortie de nulle part, le film impose rapidement un rythme lunaire, où la bouffonnerie n’empêche pas de prendre son temps, de miser autant sur les dialogues débiloïdes que des bastons en mousse. Ce serait faire trop d’honneur au film (et le desservir) que de prétendre que tout cela est hyper maitrisé et pensé : Invasion reste complètement bancal et mal foutu, mais il est avant tout surprenant, et possède sa propre personnalité. C’est déjà une qualité.
4/6


