vendredi 27 janvier 2012

Underwater Love


Asuka, la trentaine, mène une vie tranquille. Un jour, alors qu'elle se promène près d'un lac, elle rencontre un kappa, créature légendaire et aquatique. Elle reconnait en lui un ancien camarade de classe, Aoki, qui s'est noyé quand il avait 17 ans...

Lorsque l'héroïne d'Underwater Love se précipite auprès de ses collègues pour leur annoncer qu'elle vient de voir un kappa, personne ne semble vraiment surpris. Mais pour un public français, voir un film dont le personnage principal est cette créature du folklore japonais, sorte de mix hypersexué entre un batracien, une tortue et un oiseau, n'a rien de banal. Surtout dans une comédie musicale. Et érotique. Underwater Love tient-il vraiment ses folles promesses? Oui... et non. La faiblesse de la mise en scène (pour rester poli) handicape grandement le film dont la platitude formelle (malgré la photo de Christopher Doyle) pèse parfois comme un boulet et imprime au long métrage un rythme plutôt mollasson. Mais Underwater Love est assez riche en arguments improbables pour être divertissant: scènes musicales sur de l'électropop dont les paroles sont dignes de Lola au chocolat et les chorégraphies aussi sophistiquées qu'un spectacle de maternelles (mais exécutées par une actrice de 35 ans), improbables accouplements entre pin-up et kappa (et vous n'aurez pas souvent l'occasion d'assister à des érections et fellations de kappa, non non non), match de sumo dans les bois face à des démons en robe - que demander de plus? Underwater Love pourrait être plus rigoureux, moins se reposer sur son seul exotisme, mais ses qualités de joyeux cadavre exquis assurent l'essentiel.

4/6